Blame it on the Boogie

Il y a des personnes qui lorsqu’elles portent un chapeau tirent une tronche de six pieds de long (si si, observez bien !). Moi au contraire je m’amuse. J’aime beaucoup les couvre-chef et dans la catégorie le chapeau quel qu’il soit est mon graal !

Lorsque j’en porte un, je ne peux m’empêcher de penser à MJ et à ces lyrics :

That nasty boogie bugs me, but somehow how it has drugged me
Spellbound rhythm gets me on my feet…

Oui je suis à fond lorsque je porte un chapeau, je me la joue presque, mais c’est pas de ma faute, Blame it on the Boogie c’est exactement ça !

Pour la petite histoire, Blame it on the Boogie fut composée en 1977 par Mick Jackson, un musicien britannique (et son frère David Jackson accompagné de Elmar Krohn)-rien à voir avec les Jackson que l’on connait-dans l’espoir d’être vendue à Stevie Wonder. En 1978, Peter Kerstin le manager des Jackson 5,  de passage à Londres, entend une maquette de la chanson et décide de la ramener avec lui. La suite n’est pas très claire, mais il semblerait que le staff Jackson ait tenté de "s’approprier" la chanson. Quelques billets plus tard, les parties trouvent un arrangement et Blame it on the Boogie  devient le premier single de l’album Destiny des Jacksons (dit Jackson 5). La suite vous la connaissez !

En septembre dernier, c’est au tour de Jermaine Jackson de proposer sa version de Blame it on the boogie. Une initiative vivement critiquée et jugée opportuniste par certains qui évoquent le fait qu’en 1978 Jermaine ne faisait plus partie des Jacksons (il avait été remplacé par son frère Randy). En ce qui me concerne, j’aime beaucoup et je salue l’initiative.

Vous savez ce que disait Tupac ? On en reparle, mais pour l’heure place au BOOGIE !

Je porte : Manteau, Snood et B.O H&M// Robe Gap //Boots Mango //Chapeau New Look // Sac Zara

The way He Made me Feel…

Parc des Princes Paris 1988,
Une petite fille de 9 ans serre avec anxiété la large main de son père à côté de qui elle trottine.

Ce soir un artiste déjà mythique donne un concert à guichet fermé. Le premier en Europe, le premier en France et son tout premier à elle.

Le problème c’est que son papa n’avait pas prévu de place pour elle, car il n’avait pas remarqué que lorsqu’elle s’enfermait dans la chambre alors que ses frères et soeurs étaient devant la télé, c’était pour reproduire ses chorégraphies à Lui.
Il n’avait pas remarqué que déjà à cette âge là on est Fan.

Mais il n’a pas pu faire face à ses larmes quand les autres lui ont annoncé ce matin là qu’elle n’irait pas…qu’elle était trop jeune pour assister à un concert de cette envergure…qu’il n’y avait pas de place pour elle.

Et puis il a compris car c’était sa fille, et il était son papa, que l’on ne pouvait pas briser le coeur d’une enfant à la regardant dans les yeux ou en lui promettant de lui acheter tout ce qu’elle voudrait si elle cessait de pleurer.

Il a dû comprendre ce jour là que Michael Jackson n’était pas un chanteur comme les autres.

Alors il a prit sa main, séché ses larmes et lui a promis d’essayer.
Elle savait qu’il le ferait car il a compris.

Alors devant le parc ce jour là, il n’a pas discuté le prix, il a juste prit le billet que lui tendait ce monsieur…

J’avais 9 ans et c’était le premier concert auquel j’assistais, en première partie il y avait une femme que j’avais déjà vu à la télé: Kim Wilde.

Ce jour là j’avais manqué l’école et c’est la larme à l’oeil que j’ai annonce à ma maîtresse le lendemain que j’étais absente car j’étais au concert de Michael Jackson.

Elle se contenta de sourire.

Elle avait du comprendre elle aussi que c’était le plus beau jour de ma courte vie.

L’émotion que je ressens lorsque j’écoute une chanson de Michael Jackson est exactement la même qu’il y a 21 ans lorsque ce monsieur a abordé mon papa en disant:
"Vous cherchez des places?"

R.I.P Michael Jackson